Fac-similé de l'article intitulé

« Le désastre écologique »

paru dans le numéro 515 des 4 Vérités (21-10-2005),

sous la plume de Michel EVRARD.

la chronique de Guillaume de Thieulloy, « Les Etats-Unis et le libéralisme » est d'une rare clarté et fait, en quelques mots, le tour du problème.

Les limites du Keynésianisme sont vite atteintes. Il y a longtemps que je me suis aperçu que le financement de la croissance en France, par le déficit, a été la porte ouverte à tous les abus. Les sociétés industrialo-financières en ont profité pour pousser la population à consommer des produits qui leur apportaient un certain bien-être (souvent illusoire) sans leur dire que la conséquence était l'endettement de l'Etat.

La Droite et la Gauche ont trouvé le « truc » sensationnel pour plaire à la population et remporter les élections. Voilà pourquoi la part de la dette publique qui repose sur les épaules de chaque citoyen s'élève à 17.000 euros. Cette dérive est le thème d'un ouvrage d'Alain Cotta « Le Capitalisme dans tous ses Etats ».

Mais un autre et nouveau paramètre de l'Economie échappe toujours aux économistes : la dégradation de la planète sur le plan écologique. En France, la situation va devenir dramatique. Une manipulation grossière nous fait croire que l'agriculture est notre pétrole vert. Or, il n'en est rien. Les sols de nos grandes plaines agricoles ont perdu jusqu'à 80% de leur humus. Autrement dit, le taux d'humus est passé de 6% à 2% à peine, en un siècle. Nos excédents agricoles ne sont dus qu'à l'épandage annuel de dix à onze millions de tonnes d'engrais artificiel tiré en grande partie du pétrole et du méthane et nécessitant beaucoup d'énergie pour sa fabrication. Comme l'engrais artificiel fragilise les végétaux, il faut leur administrer des produits phytosanitaires, à raison de 85.000 tonnes par an. D'où l'état des nappes phréatiques. En plus, nous sommes en train de tuer des millions d'hectares avec la culture intensive du maïs. Que celui-ci soit transgénique ou non, il pompe beaucoup d'eau et d'éléments nutritifs renouvelables à long terme, en plus des quantités d'engrais et de désherbant sélectif qu'on est obligé de lui administrer. Enfin, la France importe chaque année, entre quatre millions et cinq millions de tonnes d'aliment pour bétail. En Europe, 70% de l'alimentation pour bétail est importée.

Références : Les 4 Vérités hebdo, (la publication anti-bourrage de crâne)

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