Les causes de la crise du logement et ses remèdes.

Il est assez amusant d'entendre la plupart des hommes politiques venir dire à la radio ou à la télévision qu'il faut faire plus de logements sociaux. La première remarque qui me vient à l'esprit est que la France ressemble de plus en plus à un ex-pays communiste où tous les logements étaient sociaux. La deuxième est que la cause réelle de cette crise du logement est l'arrivée ininterrompue de « réfugiés économiques » que l'on est bien obligé de loger et de nourrir, sinon on ramasserait, tous les jours, des cadavres dans les rues de nos grandes villes. Quelques partis politiques demandent bien l'arrêt de l'immigration qui nous coûte 35 milliards d'euros environ, par an (source : Les 4 Vérités.) Mais comme cet argent fait le bonheur de diverses catégories socio-professionnelles ou qu'il est mal vu de parler de l'immigration, ils n'osent pas crier trop fort. Aujourd'hui, les biens de consommation courante nous viennent de plus en plus de l'étranger. Du coup, la consommation générée par l'immigration ne soutient plus même artificiellement notre Economie. Chaque année, ce sont environ 300.000 étrangers pauvres (ou riches) qui viennent s'installer en France. En effet, il ne faut pas oublier que des Européens aisés achètent des maisons en France. Les humanâtres qui cachent des immigrés clandestins, au nom des droits de l'homme, n'ont rien compris à la situation. Ils ne savent pas que notre sécurité alimentaire va voler en éclats, à plus ou moins brève échéance et que la construction des logements sociaux participe à l'aggravation de l'endettement public. Les hommes politiques ne sont pas mieux informés ou alors ils s'en fichent, du moment que ça gonfle le PIB et tant pis, si le remède est pire que le mal !

La France dispose de 20 à 22 millions d'hectares cultivés qui reçoivent, annuellement, 11 à 12 millions de tonnes d'engrais artificiels (tirés en grande partie, des hydrocarbures) et 60.000 tonnes de produits phytosanitaires. Dans le même temps, elle importe environ 5 millions de tonnes d'aliment pour bétail et autant pour les êtres humains. Voilà l'origine de nos excédents agricoles. Voilà pourquoi on peut mettre 7 millions d'hectares en jachère, qui aggravent le dopage des terres cultivées, mais fait le bonheur des imports-exports. Voilà pourquoi tout le monde pense qu'on peut urbaniser tant et plus , « puisqu'on ne sait pas quoi faire des excédents agricoles ». Chaque année, l'agriculture perd 30.000 hectares environ, à cause de l'urbanisation et des infrastructures qui lui sont nécessaires. La surface bétonnée et goudronnée équivaut déjà à six départements… 50% des zones humides ont été asséchées. Dans nombre de régions, le niveau des nappes phréatiques est au plus bas. Le tiers de notre SAU (surface agricole utile) est dans un état très dégradé. Elle a perdu une grande partie des particules minérales ou humiques qui en faisaient la fertilité. En 1988, Philippe Desbrosses a écrit : « Le Krach alimentaire » préfacé par l'Abbé Pierre qui connaissait donc, dès cette époque, les dangers d'une immigration incontrôlée. Récemment, avec Nicolas Hulot et quelques savants de renom, il a participé à la rédaction d'un ouvrage intitulé « L'impasse alimentaire ? ». Il y a de quoi se faire du souci, si nous n'entreprenons pas tout de suite une grande réforme agraire et si nous ne mettons pas fin à l'augmentation de la population.

En 2006, 420.000 logements (source : les 4 Vérités) ont été construits, qui sont autant de nouvelles sources de pollution, de dépenses énergétiques et de besoins alimentaires. Quant aux logements sociaux, ils abritent souvent des gens qui sont entièrement entretenus par l'Etat. Avec l'argent dépensé pour un immigré démuni (clandestin ou régulier), on pourrait en faire vivre cinq ou six dans leur pays d'origine, les aider à maîtriser leur démographie, à réhabiliter leurs terres agricoles, à recréer suffisamment d'espaces boisés qui sont des régulateurs naturels du climat. Il est donc indispensable d'aider les pauvres chez eux, sinon la crise économique, écologique et sociale qui s'annonce, s'en trouvera aggravée. Le BTP doit être ré-orienté vers la restructuration, le remodelage de notre cadre de vie qui est complètement éclaté et qui nous oblige à d'incessants déplacements en engin motorisé. Il aura plus de travail, en s'adonnant à cette tâche urgente et salvatrice qu'il n'en a construire sur des terres encore vierges. La crise du logement se résoudra, non pas en construisant de nouveaux bâtiments, mais en adaptant progressivement le niveau de population aux ressources agro-écologiques et industrielles réelles de notre pays.

EVRARD Michel. Retraité de l'Enseignement Agricole (matière générale).

Ancien coopérant bénévole au Mali (1971-1973).